A la découverte de Julie LONDON

Julie London (1926-2000)

 

Julie London, de son vrai nom Gayle Peck, est une actrice et chanteuse de jazz américaine. Née en 1926 en Californie dans une famille très artiste, elle emménage près de Hollywood dans son adolescence. Elle obtient dès ses 17 ans des petits rôles, change de nom et suit une formation de comédienne. En 1941, elle rencontre Jack Webb (qui deviendra son 1er mari en 1947 à Las Vegas), musicien et producteur qui écrit notamment des feuilletons radiophoniques. Elle signe en 1945 un contrat avec les studios Universal et les réalisateurs découvrent vite ses talents de vocalistes qu’ils incluent dans leurs films. Le couple est très en vue mais connait des hauts et des bas et finalement se sépare en 1953.

Elle rencontre en 1954 le musicien Bobby Troup lui aussi  récemment séparé. Elle l’épousera en 1959. Le 1er succès de Bobby est le titre « Daddy » qui sera chanté par le jeune Franck Sinatra en 1941 et sa carrière a été lancée quand Nat King Cole enregistra « Route 66 » pour Capital Record. Bobby, séduit par la voix grave et sensuelle de cette belle femme élancée, aux yeux bleus et aux cheveux longs blond vénitien ( « strawberry blonde ») la pousse vers une carrière de chanteuse. Mais timide et peu confiante dans ses capacités, elle a besoin d’un cadre rassurant autour d’elle pour exprimer son talent.

Arthur Hamilton lui fait écouter une chanson qui devait être chantée dans un film par Ella Fitzgerald mais refusée par le producteur : « Cry me a river ». Julie trouve dans ses paroles un écho à sa propre expérience et demande à l’enregistrer dans son 1er album : « Julie was her name ». Le titre sera un grand succès et classé au Billboard qui notera le paradoxe : « un look spectaculaire, une voix subtile et sexy et des manières timides de petite fille… ». Le succès du disque reposera sur le contraste entre cette voix et la maîtrise technique des deux musiciens qui l’accompagnent : Barney Kessel à la guitare et Ralph Peña à la contrebasse. Deux musiciens qui venaient souvent jouer chez eux, et qui ont permis de réaliser un enregistrement « comme à la maison » ,et également de se produire dans des concerts où elle a pu vaincre son trac. Le 1er concert aura lieu en 1955 au Club 881 à Los Angeles : l’association de sa beauté, de sa voix intimiste, de sa diction précise et de sa timidité séduira d’emblée les auditeurs , notamment masculins…

Elle enregistrera une trentaine d’albums, aux pochettes très glamour ,prendra plus d’assurance, et se produira sur toutes les scènes américaines avec les plus grands musiciens de jazz de son époque. Elle a conquis un large public, américain, asiatique et européen dans les années soixante et soixante-dix mais aussi lorsque la mode des compilations lounge arrivera dans les années quatre-vingt-dix. Sa voix fait partie de celles que l’on reconnait instantanément, comme celles d’Ella ou d’Etha…

Sa carrière cinématographique ne sera jamais à la mesure de sa carrière de chanteuse . La sensualité qu’elle exprime sur scène ne se retrouve pas dans les films ou les séries TV. Sans doute par manque d’ambition ou de discernement. Elle ne se pensait pas comme une star et n’aimait rien tant que de rester en famille chez elle et de faire de la musique entre amis. Elle sera cependant la nurse Dixie McCall dans la série Urgences produite par Jack Webb ( elle sera nominée aux Golden Globe) qui a eu beaucoup de succès dans les années soixante-dix.

A partir des années quatre-vingt, sa santé se dégrade et elle reste le plus souvent chez elle . Usée par l’excès d’alcool et de tabac ( 3 paquets par jour), déjà très handicapée par un AVC, elle décédera en 2000 d’un cancer du poumon.

 

(Résumé du livre « Go slow , the life of Julie London », par Michael Owen, An a capella book, Chicago Review Press)

JULIE LONDON
 

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